🌾 Quenouille (cattail)
Typha latifolia · Typhacées

🔍 L'identifier sans se tromper
Grande plante des zones humides, en touffes denses, reconnaissable à son épi brun en forme de saucisse au sommet d'une tige lisse dressée. Les feuilles rubanées, plus hautes que l'épi, sortent en éventail à la base. Deux espèces communes en Amérique du Nord : T. latifolia (épi mâle et femelle jointifs) et T. angustifolia (les deux parties de l'épi séparées par un espace de tige nue).
- épi cylindrique brun velouté
- feuilles plates en ruban, glauques
- tige ronde sans nœuds
- pousse en colonies dans l'eau peu profonde
⚠️ Ne pas confondre avec
Pour distinguer : les jeunes pousses d'iris poussent aussi en éventail en zone humide mais leurs feuilles sont plus rigides, en lame d'épée bien marquée par une nervure centrale, et la base du rhizome d'iris a une odeur âcre distincte de celle, neutre, du rhizome de quenouille
🍽️ La manger
Préparation : le cœur blanc à la base des jeunes tiges se mange cru ou cuit comme un cœur de palmier ; les épis verts encore fermes se font bouillir 5-10 min et se mangent comme du maïs en épi ; le pollen se récolte en secouant les épis mâles dans un sac et remplace jusqu'à 50 % de la farine dans un pain ; le rhizome, très riche en amidon (jusqu'à 70 % de matière sèche), se pile dans l'eau pour en extraire la fécule qui décante au fond
💊 Soigner avec
le duvet des épis et le rhizome pilé en cataplasme sur brûlures, plaies et piqûres (usage traditionnel très répandu chez de nombreuses nations : Ojibwés, Iroquois, Meskwakis) ; décoction de rhizome utilisée contre les diarrhées
Niveau de preuve : usage traditionnel — Native American Ethnobotany Database (Moerman, University of Michigan)
⚠️ aucune étude clinique moderne ; les zones humides polluées (métaux lourds, eaux agricoles) contaminent le rhizome, qui est une plante bio-accumulatrice — ne pas récolter en aval de sources de pollution
🪓 Autres usages en bushcraft
- duvet des épis comme amadou et isolant (a rempli les gilets de sauvetage "Mae West" de l'US Navy pendant la Seconde Guerre mondiale, faute de kapok)
- feuilles tressées en vannerie, nattes et sièges de chaises
- tiges séchées en torches trempées dans la graisse
Sources (4)
Aucune fiche ne remplace une identification certaine sur le terrain, ni un avis médical. En cas de doute : on ne mange pas. En cas d'ingestion suspecte : centre antipoison ou 112.