🍠 Manioc
Manihot esculenta · Euphorbiacées

🔍 L'identifier sans se tromper
Arbuste à tige ligneuse noueuse et feuilles palmées à 3-9 lobes profonds, vert foncé, portées sur de longs pétioles rougeâtres. La racine tubéreuse, brune et rugueuse à l'extérieur, blanche ou jaunâtre à l'intérieur, est la partie recherchée.
- feuilles palmées digitées à lobes étroits
- sève laiteuse au sectionnement
- tubercules allongés partant d'un même collet
⚠️ Ne pas confondre avec
Pour distinguer : aucun critère visuel fiable ; en contexte de survie, TOUJOURS traiter tout manioc comme amer et appliquer la préparation complète
🍽️ La manger
Préparation : OBLIGATOIRE avant consommation : éplucher, puis soit faire rouir/tremper 8-24 h dans l'eau (fermentation qui hydrolyse les glycosides), soit râper et presser pour exprimer le jus, puis cuire à cœur au moins 10-15 min à plus de 100°C. Le manioc amer non traité contient jusqu'à 1000 mg de cyanure (HCN) par kg contre 20-30 mg/kg pour le doux ; jamais manger cru, jamais se contenter d'une cuisson rapide sans trempage préalable pour les variétés amères
USDA/myfooddata, racine crue, pour 100 g - la cuisson/rouissage réduit légèrement la vitamine C mais élimine le cyanure
💊 Soigner avec
aucun usage médicinal reconnu ; la plante est avant tout une source calorique majeure (3ᵉ source de glucides tropicale mondiale après riz et maïs)
Niveau de preuve : usage traditionnel — FAO / littérature toxicologique (agris.fao.org, PMC)
⚠️ la consommation chronique de manioc mal préparé cause le konzo, une paralysie irréversible des jambes documentée en Afrique centrale lors de famines ; jamais donner de manioc cru ou insuffisamment traité à un enfant
🪓 Autres usages en bushcraft
- feuilles cuites comme légume-feuille riche en protéines après cuisson prolongée
- amidon extrait (tapioca)
Sources (3)
Aucune fiche ne remplace une identification certaine sur le terrain, ni un avis médical. En cas de doute : on ne mange pas. En cas d'ingestion suspecte : centre antipoison ou 112.