🌾 Mélilot officinal
Melilotus officinalis · Fabacées

🔍 L'identifier sans se tromper
Grande légumineuse des friches et talus, reconnaissable à ses longues grappes de petites fleurs jaunes très parfumées (odeur de foin coupé, due à la coumarine) et à ses feuilles trifoliées comme celles du trèfle mais allongées. La plante fraîche est inoffensive ; c'est sa fermentation ou sa moisissure en foin mal séché qui la rend dangereuse.
- grappes allongées et lâches de petites fleurs jaune vif, très parfumées (odeur de foin/vanille)
- feuilles trifoliées, folioles allongées et dentées (contrairement au trèfle, plus arrondi)
- tige dressée, ramifiée, jusqu'à 1,5 m
- odeur de coumarine (foin fraîchement coupé) très nette au séchage
- gousses petites, brunes, à une ou deux graines
⚠️ Ne pas confondre avec
Pour distinguer : le mélilot blanc a des fleurs blanches au lieu de jaunes, même silhouette et même odeur de foin coupé
💊 Soigner avec
traditionnellement utilisé en usage externe (gel, crème) pour les jambes lourdes et les hématomes, la coumarine ayant une action veinotonique et anti-œdémateuse reconnue en phytothérapie européenne
Niveau de preuve : études limitées — Cueilleurs Sauvages — Toxicité des plantes à coumarines ; INRAE HYPPA
⚠️ DANGER : le mélilot mal séché ou moisi transforme sa coumarine en dicoumarol, un puissant anticoagulant qui provoque des hémorragies internes graves — c'est ce mécanisme, découvert dans les années 1920 chez le bétail nourri au foin de mélilot moisi, qui a conduit à la synthèse de la warfarine ; ne jamais consommer du mélilot séché de façon incertaine, et proscrire en cas de traitement anticoagulant
🪓 Autres usages en bushcraft
- historiquement cultivé comme fourrage et engrais vert (fixation d'azote comme toutes les Fabacées), avant que le risque du foin moisi ne soit compris
Sources (3)
Aucune fiche ne remplace une identification certaine sur le terrain, ni un avis médical. En cas de doute : on ne mange pas. En cas d'ingestion suspecte : centre antipoison ou 112.