🌳 Cornouiller sanguin
Cornus sanguinea · Cornacées

🔍 L'identifier sans se tromper
Arbuste de haie aux tiges dressées rouge sang particulièrement visibles en hiver. Feuilles opposées à nervures arquées convergeant vers la pointe (motif typique des cornouillers), petites fleurs blanches en corymbes plats au printemps, fruits noirs brillants en grappes à l'automne — TOXIQUES, à ne jamais consommer, à l'inverse de son cousin le cornouiller mâle.
- tiges dressées rouge sang, très visibles en hiver
- feuilles opposées à nervures arquées convergeant vers la pointe
- fruits noirs brillants en corymbes à l'automne — TOXIQUES
- à ne pas confondre avec le cornouiller mâle (fruits rouges comestibles)
⚠️ Ne pas confondre avec
Pour distinguer : fruits rouges ovoïdes et comestibles chez le mâle contre noirs sphériques toxiques chez le sanguin ; le mâle fleurit en jaune AVANT les feuilles (février-mars), le sanguin fleurit en blanc APRÈS les feuilles (mai-juin)
Pour distinguer : feuilles opposées composées pennées chez le sureau contre simples chez le cornouiller ; tiges du sureau à moelle blanche tendre
🪓 Autres usages en bushcraft
- vannerie : rameaux de l'année, rouges, souples et résistants — matière première classique de la vannerie rustique (paniers, clôtures tressées)
- flèches et baguettes : bois dur, droit et fin, traditionnellement taillé en fléchettes, tiges de flèches légères et petits piquets
- brochettes de fortune : le nom anglais « dogwood » viendrait de brochettes (« dags ») taillées dans ce bois dur et fin pour embrocher la viande à la cuisson
- repère de navigation : les tiges rouge vif en hiver, quand toute la végétation est terne, sont un excellent repère visuel de lisière de bois
- huile de fortune (historique, non alimentaire) : les fruits toxiques mais riches en huile (jusqu'à 30-35 %) étaient pressés en Europe de l'Est pour l'éclairage et le savon, jamais pour l'alimentation humaine
- tannage léger : écorce et feuilles, source ponctuelle de tanin pour un tannage artisanal rapide
Aucune fiche ne remplace une identification certaine sur le terrain, ni un avis médical. En cas de doute : on ne mange pas. En cas d'ingestion suspecte : centre antipoison ou 112.