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ou
Mortelle☠️ À éviter

🍄 Amanite panthère

Amanita pantherina · Amanitacées

🧠 Pour la retenir« Verrues blanches qui ne rougissent pas » — si la chair coupée ne rosit pas, ce n'est pas la golmotte comestible.
Amanite panthère — Amanita pantherina

🔍 L'identifier sans se tromper

Amanite brun-noisette couverte de petites verrues blanches en flocons sur le chapeau, provoquant un syndrome neurologique (« syndrome panthérinien ») potentiellement mortel, en particulier chez les enfants. Souvent confondue avec l'amanite rougissante (golmotte), un comestible apprécié, par des cueilleurs peu attentifs à la couleur exacte du chapeau et à la forme de la volve.

  1. chapeau brun-noisette à brun-gris, couvert de verrues blanches farineuses disposées de façon assez régulière
  2. anneau membraneux blanc sur le pied, non strié
  3. volve nette en bourrelet, base du pied renflée en bulbe marginé par un rebord
  4. lames blanches, libres
Taillechapeau 5-10 cm, pied 6-10 cm
Floraisonété-automne
Habitatforêts de feuillus et de conifères, sols variés

⚠️ Ne pas confondre avec

Amanite rougissante (golmotte) (Amanita rubescens)aucun pour la golmotte (comestible bien cuite), confusion dangereuse rapportée

Pour distinguer : la chair de la golmotte rougit nettement à la coupe ou au frottement, celle de l'amanite panthère ne rougit jamais ; la base du pied de la panthère porte un bourrelet net en anneau, celle de la golmotte est plus diffuse

☠️ Ce qui tue

nomMuscimol et acide iboténique (composés isoxazolés psychoactifs et neurotoxiques)
dose letale estimeepotentiellement mortelle chez l'enfant à faible dose ; chez l'adulte, une intoxication sévère peut survenir avec quelques spécimens (approx, dose létale précise non standardisée)
delai30 min à 3 h
symptomessyndrome panthérinien : agitation, confusion, hallucinations, vertiges, troubles de la coordination, puis dans les cas graves convulsions et coma, en particulier chez l'enfant
antidoteaucun antidote spécifique ; traitement symptomatique et surveillance neurologique en milieu hospitalier
morts documenteesoui, en particulier chez de jeunes enfants ayant consommé plusieurs spécimens ; les cas graves chez l'adulte restent surveillés en réanimation

Premiers gestes : Appeler le centre antipoison en urgence dès des troubles neurologiques (confusion, hallucinations, convulsions) après un repas de champignons, particulièrement chez un enfant. Ne pas faire vomir en cas de trouble de la conscience (risque de fausse route). Garder un échantillon pour identification.

Sources (3)

Aucune fiche ne remplace une identification certaine sur le terrain, ni un avis médical. En cas de doute : on ne mange pas. En cas d'ingestion suspecte : centre antipoison ou 112.