🫐 Prunellier (épine noire)
Prunus spinosa · Rosacées

🔍 L'identifier sans se tromper
Arbuste très épineux à rameaux noirâtres tortueux portant des épines robustes en pointe de rameau. Floraison précoce et spectaculaire : une neige de petites fleurs blanches couvre entièrement les rameaux encore nus avant l'apparition des feuilles, dès mars. Fruit (prunelle) petit, rond, bleu-noir à pruine cireuse, très astringent avant les premières gelées.
- rameaux noirâtres tortueux à épines robustes en pointe de rameau
- floraison blanche précoce et dense, avant les feuilles (dès mars)
- feuilles petites, ovales, finement dentées, apparaissant après les fleurs
- prunelle bleu-noir pruineuse, petite (1-1,5 cm)
- goût très astringent avant maturité complète/gelée
⚠️ Ne pas confondre avec
Pour distinguer : le prunellier se distingue par sa taille arbustive, ses épines nombreuses et robustes et ses petits fruits bleu-noir, alors que le merisier est un grand arbre sans épines à fruits rouges/noirs plus gros
🍽️ La manger
Préparation : prunelles crues immangeables avant le gel (extrêmement astringentes, tanins) ; après une ou plusieurs gelées la chair s'adoucit, utilisable en confiture, en liqueur (le célèbre « sloe gin » anglais) ou en pâte de fruit ; fleurs comestibles crues en petite quantité
💊 Soigner avec
fleurs traditionnellement utilisées comme laxatif doux et dépuratif de printemps ; fruit astringent traditionnellement utilisé contre les diarrhées légères
Niveau de preuve : usage traditionnel — compilations ethnobotaniques (Fournier, PFAF)
⚠️ les amandes contenues dans le noyau, comme chez la plupart des Prunus, contiennent des glycosides cyanogéniques et ne doivent jamais être consommées en quantité ; la pulpe du fruit est sans danger
🪓 Autres usages en bushcraft
- bois très dur utilisé pour fabriquer des cannes et bâtons de marche (le célèbre « shillelagh » irlandais)
- épines longues et rigides utilisées empiriquement comme aiguilles ou pointes de fortune
- haies défensives vives traditionnelles grâce à ses épines denses
Aucune fiche ne remplace une identification certaine sur le terrain, ni un avis médical. En cas de doute : on ne mange pas. En cas d'ingestion suspecte : centre antipoison ou 112.