🫐 Morelle noire
Solanum nigrum · Solanacées

🔍 L'identifier sans se tromper
Petite plante annuelle très commune des jardins et friches, aux baies vertes qui noircissent à maturité et que certains consomment traditionnellement bien mûres et cuites dans certaines régions — un usage qui reste déconseillé sans certitude absolue de maturité et de variété, car la teneur en solanine varie fortement et les baies vertes sont clairement toxiques.
- feuilles ovales à bords sinués ou faiblement dentés, alternes
- petites fleurs blanches à 5 pétales réfléchis vers l'arrière, étamines jaunes groupées en cône (typique des Solanacées)
- baies sphériques en petites grappes pendantes, vertes puis noires à maturité complète
- port buissonnant bas, tige anguleuse
⚠️ Ne pas confondre avec
Pour distinguer : la myrtille pousse sur un sous-arbrisseau ligneux bas en sous-bois acide avec des feuilles dentées coriaces, jamais dans un jardin ou une friche annuelle comme la morelle
Pour distinguer : le cassis a des feuilles lobées aromatiques (odeur caractéristique au froissement) et ne porte jamais de fleurs blanches à étamines jaunes en cône
Pour distinguer : les baies de belladone sont bien plus grosses (10-20 mm) et solitaires, portées sur un calice à 5 pointes vertes bien visibles, contrairement aux petites baies en grappe de la morelle
Pour distinguer : la bush tomato australienne ne se récolte que bien mûre et naturellement desséchée sur pied (aspect de raisin sec jaune), jamais verte ni fraîche comme les baies de morelle noire ; les deux espèces partagent le même genre Solanum et le même risque en cas de fruit vert (solanine)
Pour distinguer : le calice-lanterne papyracé qui enveloppe entièrement le fruit est propre au physalis et absent chez la morelle noire, dont les petites baies noires poussent nues en grappes sans aucune enveloppe ; en cas de doute, l'absence de cage signale qu'il faut redoubler de prudence
☠️ Ce qui tue
Premiers gestes : Appeler le centre antipoison en cas d'ingestion de baies vertes, en particulier chez un jeune enfant. Ne pas faire vomir. Ne jamais consommer les baies sans certitude de maturité complète et d'espèce ; garder un échantillon pour identification.
Sources (3)
Aucune fiche ne remplace une identification certaine sur le terrain, ni un avis médical. En cas de doute : on ne mange pas. En cas d'ingestion suspecte : centre antipoison ou 112.